克里斯蒂安.盖拉德(Christian Gaillard) page1

« Seuls les matadors méritent l’habit de lumière »

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Dans son studio, à genou, en tenant une muleta écarlate dans la main, Christian Gaillard me montre le salut du torero.

Ça me rappelle la scène émouvante que le célèbre matador Catalàn Serafin Marin, lui aussi à genou avec les larmes aux yeux, baisant la terre au centre de l’arène lors de son spectacle d’adieu dans ce pays. C’était en 2011, la dernière corrida avant que ne soit appliquée l'interdiction de pratiquer la tauromachie en Catalogne.

Trois ans sont passés, Christian Gaillard est là devant moi, les yeux brillants de la ferveur tauromachique. Avec dévotion à l’égard de la sagesse espagnole, il peint des portraits de toreros, des danseuses de flamenco et ainsi l’âme de l’Espagne. Noyé dans la précision clinique du détail, il peint depuis 30 ans. Sa vie se fond avec l’esprit espagnol.

Diplômé de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs à Paris, il a fait le choix de l’hyperréalisme. Il aime la texture des matériaux, jouit d’étaler les couleurs sur la toile épaisse dans son studio ensoleillé. Sa patience et les touches qu’il applique pour rendre tous les détails, toutes les nuances avec soin lui ont permis de remporter le titre de peintre hyperréaliste dont il n’est plus très fier désormais. Ses tableaux nous évoquent la tradition européenne de l’époque avec un peu de sentiment espagnol. En 1991 il a remporté le prix de la Maîtrise royale de cavalerie de Séville et dès lors il a exposé partout dans le monde. Pour l’instant ses tableaux sont exposés à Hong Kong par Connoisseur Gallery.

Les rayons de soleil parsèment le sol de son studio, frottent son crâne et dorent sa cape, son Traje de Luz, cette expression espagnole qui signifie « habit de lumière » et qui définit le costume du matador. Cette lumière traditionnelle est reflétée par les rayons de ses tableaux comme à la manière de la peinture classique. Mais grâce à sa   dévotion, Christian Gaillard amène sur sa toile les rayons du soleil et l’âme de la culture espagnole.

(原文如下);

 

FIGHTING IS THE WAY OF LIFE

 

战斗,就是我们的活法一一斗牛士赞歌

 

文十尔尼图十Christian Gaillard,Connoisseur Art Galler、'

 

“只有斗牛士可以身着金色的服装。”

 

克里斯蒂安.盖拉德(Christian Gaillard)拿着血红的披肩,跪在他位于巴黎的画室里,给我演示斗牛士行礼的一幕。

 

    这让我立刻想起2001年巴塞罗那废除斗牛的法律生效之前,明星斗牛士卡塔兰.塞拉芬.马林(Catalán Serafín Marín)单膝跪在巴塞罗那环形斗牛场中央,亲吻脚下的沙土,眼中含泪,这是他作为斗牛士,在这片土地上最后的演出。

 

    距离那场最后的演出已经过去三年多。我面前的克里斯蒂安、盖拉德,双眼仍充满对斗牛的热爱。他内心景仰西班牙式的智慧,于是他画,画斗牛士,画佛拉明戈,画西班牙的灵魂。沉浸在无數精致到繁冗的细节中,一画三十年,他的生命,也融入这西班牙的精魂里了。

 

    盖拉德毕业于法国高等装饰学院的插画专业,画画却是自学成才。他喜爱手工制作的材料感,喜欢在阳光充足的画室里在厚重的帆布上涂抹颜色。他繁复和耐心的笔触让评论界冠以超级写实主义的称号,他自己却并不喜欢这个称号。他的作品勾起了我们对欧洲往日古典的追忆,更重要的,是一丝来自西班牙特有的情怀。1991年,他获得了西班牙皇家斗牛绘画头等奖,作品开始在全世界范围内展出。目前,他的画作正在香港的Connoisseur Art Gallery。

 

此时窗外的阳光撒进画室,扫过他的头顶,撒在披肩上,撒在Traje de luz上,金光闪闪。Traje de luz是斗牛士衣服的名字,意思是“光明的盛装”。这样传统的光明,仿佛他画作中那束光,也正如他守旧的绘画方式。盖拉德因敬仰而俯身,一笔一划描绘着光,刻画出西班牙文化的灵魂。